On dénombre environ 8 900 accidents par an pour les sapeurs-pompiers professionnels, et ils causent 500 000 jours d'arrêts de travail. Au niveau national, le Bureau de prévention d'accidents et d'enquête (BPAE) est chargé de d'enquêter sur les accidents afin de faire évoluer la formation, le matériel... Au niveau départemental, le SDIS dispose d'un comité d'hygiène et de sécurité (CHS).
Une des premières causes d'accident de service est, comme pour toutes les professions, la circulation routière. Cela comprend :
* les accidents des volontaires « bipés » se rendant à la caserne ;
* les accidents de circulation en se rendant en intervention ou sur le trajet du retour ;
* les accidents causés par d'autres véhicules sur les lieux de l'intervention.
Les sapeurs-pompiers en intervention sont dispensés, par le code de la route, du port de la ceinture, des limitations de vitesse et des règles de priorité. Toutefois, cette situation a créé un sentiment d'impunité et un certain « machisme » accidentogènes. On assiste, dans les années 2000, à une prise de conscience de la part de la hiérarchie comme des exécutants ; ainsi, le port de la ceinture commence à se généraliser lorsque c'est possible (cela exclue les pompiers s'équipant dans le fourgon d'incendie sur le trajet lors d'un départ pour feu), et de nombreux pompiers recommandent une conduite certes rapide en partant sur l'intervention, mais néanmoins prudente (notamment franchissement des intersections au ralenti). Les trajets de retour et les évacuations sanitaires, quant à eux, devraient se faire de manière systématique en respectant scrupuleusement les règles de conduite normales.
L'autre grande source d'accident sont les interventions sur incendie :
* accident thermique, notamment sur un feu d'intérieur ;
* chute ou effondrement dans un bâtiment ;
* véhicule cerné par les flammes sur les feux de forêt.
Parmi les nombreux accidents de 2005 se trouve la première femme morte au feu (feu de grange du 25 août à Sandaucourt, Vosges).
Le caractère dangereux de la profession a été reconnu en 2004 par la loi dite « de modernisation de la sécurité civile », cf. supra.