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# Posté le jeudi 25 juin 2009 17:27

depart en intervention

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# Posté le mercredi 10 juin 2009 06:57

les centres opérationnels

Le centre de traitement de l'alerte (CTA) et le CODIS (centre opérationnel départemental d'incendie et de secours) sont chargés de la réception des appels au 18 (et parfois au 112) et donnent l'ordre de départ ; le CTA prévient la caserne et l'équipage du véhicule qui doit partir et suit le déroulement de la mission, en collaboration avec le SAMU pour la partie médicale. À Paris, le centre de régulation s'appelle CCOT (centre de coordination des opérations de transmission).

Lors d'une opération, le commandement est fait sur le terrain (par l'officier ou le sous-officier). Cependant, il y a des centres de coordination opérationnels, qui permettent de savoir quelle équipe est engagée à quel endroit, et de gérer les demandes de renfort. Au niveau départemental, cela est assuré par le centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (CODIS).

Lorsqu'une situation dépasse un département, la coordination est prise en charge par le centre opérationnel de zone (COZ, anciennement CIRCOSC, centre inter-régional de coordination de la sécurité civile). Il existe un COZ par zone de défense (la France métropolitaine est divisée en sept zones de défense). Il y a également un centre national, le Centre opérationnel de gestion interministériel des crises (COGIC).
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# Posté le mercredi 10 juin 2009 06:46

accident de service

On dénombre environ 8 900 accidents par an pour les sapeurs-pompiers professionnels, et ils causent 500 000 jours d'arrêts de travail. Au niveau national, le Bureau de prévention d'accidents et d'enquête (BPAE) est chargé de d'enquêter sur les accidents afin de faire évoluer la formation, le matériel... Au niveau départemental, le SDIS dispose d'un comité d'hygiène et de sécurité (CHS).

Une des premières causes d'accident de service est, comme pour toutes les professions, la circulation routière. Cela comprend :

* les accidents des volontaires « bipés » se rendant à la caserne ;
* les accidents de circulation en se rendant en intervention ou sur le trajet du retour ;
* les accidents causés par d'autres véhicules sur les lieux de l'intervention.

Les sapeurs-pompiers en intervention sont dispensés, par le code de la route, du port de la ceinture, des limitations de vitesse et des règles de priorité. Toutefois, cette situation a créé un sentiment d'impunité et un certain « machisme » accidentogènes. On assiste, dans les années 2000, à une prise de conscience de la part de la hiérarchie comme des exécutants ; ainsi, le port de la ceinture commence à se généraliser lorsque c'est possible (cela exclue les pompiers s'équipant dans le fourgon d'incendie sur le trajet lors d'un départ pour feu), et de nombreux pompiers recommandent une conduite certes rapide en partant sur l'intervention, mais néanmoins prudente (notamment franchissement des intersections au ralenti). Les trajets de retour et les évacuations sanitaires, quant à eux, devraient se faire de manière systématique en respectant scrupuleusement les règles de conduite normales.

L'autre grande source d'accident sont les interventions sur incendie :

* accident thermique, notamment sur un feu d'intérieur ;
* chute ou effondrement dans un bâtiment ;
* véhicule cerné par les flammes sur les feux de forêt.

Parmi les nombreux accidents de 2005 se trouve la première femme morte au feu (feu de grange du 25 août à Sandaucourt, Vosges).

Le caractère dangereux de la profession a été reconnu en 2004 par la loi dite « de modernisation de la sécurité civile », cf. supra.
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# Posté le mercredi 10 juin 2009 06:46

un peu de jargon

* Agrès : véhicule d'intervention automobile comportant un équipage et un équipement matériel.
* Casque : un pompier ne doit pas manger ni fumer en portant son casque ; il ne doit pas non plus le poser à l'envers ou sur un lit par respect aux morts au feu.
* Décaler : « partir en intervention ». À l'époque des premiers véhicules à moteur, plutôt que de démarrer les moteurs à la manivelle, les engins étaient garés en marche arrière sur une rampe et maintenus en place par une cale ; il suffisait alors d'enlever la cale — de « décaler » — pour que l'engin descende la rampe, l'élan permettait de démarrer le moteur. Une autre explication découle de l'utilisation initiale de pompes tirées par des chevaux : Ceux-ci étaient en permanence attachés à la pompe qui était calée pour parer aux mouvements des chevaux. Au moment du départ, il suffisait d'enlever les cales, de décaler.
* Delta : delta-charlie-delta est l'épellation radio de DCD, qui signifie phonétiquement « décédé » ; par pudeur, le terme « delta » remplaçait souvent le mot « mort » ;
les procédures radio ayant changées, les quatre premières lettres de l'alphabet radio sont utilisées pour indiquer la gravité, « sierra golf » signifiant alors sans gravité, « golf » grave, « tango golf » très grave et « delta charlie delta » décédé.
* Foxtrot et mike : ces termes désignent respectivement les lettres « F » et « M » en alphabet radio ; dans les messages radio, ils désignent respectivement une victime féminine ou masculine.
* GCRQFP : « gros camions rouges qui font pimpon », désigne les véhicules de sapeurs-pompiers, par autodérision, et en référence à la fascination qu'exercent ces engins. On peut citer aussi PVRDC « petite voiture rouge du chef ».
* Pantalon : lorsqu'ils sont de garde la nuit, les sapeurs-pompiers défont leur pantalon et le baissent avant d'enlever les bottes. Ainsi, les bottes restent dans les jambes du pantalon. S'ils doivent décaler, il suffit de mettre les bottes et ensuite de remonter le pantalon. (Les élastiques de bas de pantalon doivent toujours être par-dessus les bottes, afin que les matières enflammées ne puissent pas rentrer dedans).
* Sainte Barbe est la protectrice des pompiers et artificiers, fêtée le 4 décembre.
* Pompier de Sainte-Barbe : sapeur-pompier volontaire peu motivé et participant peu aux interventions : il ne fait partie du corps que pour profiter du banquet de la Sainte-Barbe (traditionnellement offert par le maire) et pour parader.
* indicatifs radio de fonction : les maillons de la chaîne de commandement disposent d'un indicatif radio dit « de fonction » (on y ajoute le numéro de département ou le nom de la ville) :
o ATHOS + nom de la ville chef-lieu de zone : Préfet de zone
o COLBERT + nom de la ville chef-lieu de zone : Préfet de région
o ARAMIS + nom de la ville chef-lieu de département : Préfet
o BRENNUS + nom de la ville : Préfet délégué de police
o BAZIN + nom de la ville : Sous-Préfet
o PORTHOS + no du département : Dir. cabinet du Préfet
o PORTHOS + no du département + 0 : Dir. cabinet du Préfet de police
o ARIEL + no du département : Dir. Dépt Sécurité civile
o LANCELOT + no du département : D.D.S.I.S. (Directeur départemental des services d'incendie et de secours)
o HERACLÈS + nom de la ville : Médecin-chef S.A.M.U.
o MERLIN + nom de la ville : Commandant sapeurs-pompiers
o HIPPOCRATE + no du département : Médecin-chef sapeurs-pompiers
o CRISTAL + nom de la région : Chef S.R.T.
o BENGALE : CIRCOS Valabre (Centres interrégionaux de coordination de la sécurité civile (Valabre et Bordeaux))
o DRAGON + no du département: Hélicoptère de la Sécurité civile
o GARETH + ? : Commandement de groupement

* Sarce : expression surtout utilisée à la brigade des sapeurs pompiers de Paris qui désigne un sapeur pompier qui a beaucoup d'expérience et qui connaît bien les ficelles du métier.
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# Posté le mercredi 10 juin 2009 06:41